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Eeeh non, il ne va pas s'agir aujourd'hui, quoique l'on soit dimanche, de regarder le gros bonhomme anglais courir après le petit chauve en lui tapant sur la tête au rythme d'une musique bien connue que l'on a tous dans la tête...
Bénie île, bénie soit Naxos qui a envoyé en ce bel après-midi par 30° quelques-uns de ses enfants sur le continent pour qu'ils déambulent dans les rues, entraînant avec eux cohorte de curieux, passionnés et amoureux.
Que je vous fasses le topo: je me trouvais sur la place de Monastiraki comme tous les dimanches (et comme tous le monde d'ailleurs!), lorsque vint à mes oreilles une autre musique que celle des pseudos péruviens jouant la collégiala comme moi je joue la Vème de Beethoven au kazou, à côté de moi... Intrigué, je me lève et vois arriver depuis les hauteurs toute une ribambelle de personnes suivant en cortège désorganisé des musiciens jouant de la musique traditionnelle, en l'occurence de la nissiotika.
J'attends que ce beau monde se rapproche un peu et m'incruste dans la foule. Certains dansaient, d'autres chantaient, bref un pur moment de bonheur. Un de ceux qui vous font parcourir un frisson dans tous le corps dès lors que vous vous laissez pénétrer par les sons des tsambounès, des daoulia, et des paroles mille fois entendues telles que celles de "samiotissa" ou bien "varka sto yalo"...Un pur moment de bonheur vous dis-je, de quoi oublier tous les soucis et toutes les peines que chacun puisse porter en soi.
Là-dessus, voilà notre joyeuse bande qui commence à reprendre la route et s'engage sur les trottoirs de la rue Athinas, et quand je dis "les trottoirs" comprenez la moitié de la route avec! C'était complètement hallucinant de voir toutes ces personnes, jeunes et moins jeunes, chanter et danser comme çà comme si l'on se trouvait sur la place du village en pleine paneghiri...Quelque chose que je n'avais jamais vécu de la sorte. Non, mais tu t'imagines toi, danser la bourrée au beau milieu de la Canebière??!!!Inconcevable en France...
Et donc, pour finir, nous avons marché jusqu'à la halle aux poissons dans laquelle nous sommes rentrés, moi pas complexé pour un sou! La fanfare a continué à jouer quelques minutes puis tout le monde s'est engouffré chez Papandréou, taverne établie ici depuis 1898. J'ai demandé à un gars le pourquoi du comment de cette aubade, il m'a dit qu'au départ les musiciens voulant profiter des derniers beaux jours avaient décidé de venir à Athènes avec leurs instruments histoire de mettre un peu d'ambiance, et ambiance il y a eu, je peux vous l'assurer!
Une fois dans la taverne, qui au passage est sublime tellement elle est surannée, chacun y est allé de sa commande pour boire un coup et..........toujours les nissiotikès en bruit de fond.
Bénis soient ces gens fiers de leurs traditions ancestrales, bénie soit ce pays qui sait offrir son âme à qui sait la recevoir, béni soit ce peuple qui sait vivre et faire vivre...
Tsambouna...

Daouli...

Dancing in the street...

Music Halles...

Le trône de Papandréou?? Au fond à gauche!!!.....

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On pourrait croire qu'avec le mois d'octobre arrivent le froid, la pluie, le vent, bref que c'est l'hiver qui commence à taper aux portes; que nenni, il fait encore aujourd'hui 29° et les pantacourt/tee-shirts/tongues sont toujours de mise. Donc autant en profiter pour aller balader car çà ne va quand même pas durer...
Désireux de quitter un peu la chaleur de la ville, son vacarme et son stress, je me suis dit qu'il aurait été sympa d'aller faire un tour du côté de Rafina, sur la côte est de l'Attique. J'ai donc pris le métro de mon quartier jusqu'à la station Victoria, entre Panépistimiou et Omonia, et de là j'ai pris le bus de la K-TEL direction Rafina. Il m'en aura coûté 2.20€ pour le ticket, un tarif à mon avis défiant toute concurrence. Pour ce prix-là en France je serais allé de la Tour Eiffel à..........la Tour Eiffel, en faisant son tour!
Me voilà donc une heure plus tard sur le port de cette charmante petite ville sans prétention aucune, si ce n'est d'être le point de départ (ou d'arrivée, c'est selon) pour les îles. Des ferries sont en partance pour Evia, Andros, Tinos, Mykonos, et moult autres "os" perdues parmi les eaux!
Comme j'avais envie de me la couler douce je me suis attablé à une terrasse et, comme d'habitude, j'ai regardé l'animation ambiante. Qui du bateau ramenait son poisson, qui des gardes-côtes repeignait la vedette, bref, un bout de vie quoi...
Sur le coup des 14 heures ce fut le moment du ventre, j'ai légèrement translaté sur ma gauche pour m'installer à la terrasse d'une ouzéria, et j'ai satisfait ma fringale. Bon, je ne vais pas faire un topo complet sur le repas, seulement que deux souvlakia un ouzo et un elliniko ne m'auront coûté que 5 euros!!! Là aussi çà défie toute concurrence...
Ensuite j'ai regagné le terminus K-TEL sur le port et suis redescendu sur Athènes, voulant me reposer un peu car ce soir je pense aller assister au discours de Caramanlis en ville. Ce qui promet d'être assez chaud quand même...
Fruit style...

Poulpe fiction...

Fish......tre!

Et le meilleur pour la...faim!

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A force de traîner dans le labyrinthe des rues athéniennes à la recherche du petit truc qui vous fera passer un agréable moment on finirait presque par l'oublier. Et puis, là, au détour d'une place il vous apparaît là-haut dans toute sa splendeur, il vous domine de tout son poids et vous rappelle que si vous vous êtes de passage, lui est là depuis des siècles et pour bien des siècles encore, donc tel un vieillard vous lui devez une visite pour vous enquérir de sa santé...
C'est donc après avoir traversé l'ancienne agora et rendu visite au petit frère Théséion que j'ai attaqué la grimpette vers le géant de pierre, perché sur son socle à 115 mètres. Profitant de cette belle journée dominicale je n'ai manqué de faire une pause sur le monticule rocheux de l'aréopage, gardant à l'esprit que c'est certainement de là qu'à commencé la plus grande aventure de tous les temps, celle du christianisme. Et il faut croire que l'orateur était bon vu à présent le nombre d'accros...Paul, hein?!
Poursuivant mon ascension je fus transfiguré de voir le peuple qu'il y avait à la grille d'accès vers le prestigieux site. Sachant que l'entrée coûte 12 euros je vous laisse imaginer la fortune qui rentre dans les caisses de l'état... Et puis, rebelote: un miracle grec! L'entrée était gratuite hier et aujourd'hui. Ouais, c'était écrit "free" donc j'ai tout compris et me suis faufilé dans cette énorme brochette de touristes qui commençait à cuire au soleil. Durant le temps qu'a duré la montée vers le site j'ai pû admirer des milliers de pieds: ceux chaussés de talons presqu'aiguilles, ceux portant des chaussettes en laine dans des sandales made in Jésus, ceux équipés de sandalettes à la semelle glissante en parfaite adéquation avec le marbre tout aussi glissant, bref de quoi faire un inventaire à la Prévert...
Sur ce j'ai fini par arriver au sommet et ai failli par ne plus retrouver mon ombre tant il y avait de monde! Bon alors, c'est comment et qu'est-ce qui a changé? Eeeeh bien, je vais être franc et vous dire que pour ma part je n'ai trouvé aucune différence au regard de la dernière fois où je suis allé à l'Acropole, soit en 2OO4. Les grues sont toujours au même endroit, les échafaudages sont rouillés et il y a toujours autant de vieilles pierres en vrac dans le jardin, d'après moi le jardinier s'est fait la malle!
Comme je n'allais pas m'éterniser là-haut j'ai fait quelques photos pour vous (comme quoi je ne vous oublie pas hein ?!) et suis redescendu vers la ville en passant par la promenade qui passe devant le théâtre d'Hérode Mouvy...
Au bout de la promenade il y avait une grande agitation et tout autant de vacarme. Et pour cause, se tenait là un meeting du Pasok en vue des élections. Je me suis arrêté par curiosité et j'y suis resté presque deux heures tellement c'était prenant! Non que je sois au faîte de la politique grecque et que je veuilles m'impliquer dedans, mais j'ai trouvé l'ambiance extrêmement bon enfant, et puis c'était quelque peu irréel de voir tous ces élus venir brailler sur le podium en utilisant un langage populaire tel que ce devait être le cas il y a quelques milliers d'années lorsque nos ancêtres fondèrent la démocratie.
Dire que tout est parti de là et que çà continue...
Cinq colonnes à la une...

Sur cette pierre je bâtirai mon église temple...

Et l'oléastre est toujours là!!!

No comment...

Alors moi j'habite au fond à droite, là où se trouve un immeuble blanc!

Trop de monde qui s'amusait, je n'allais pas m'user à muser dans ce musée (Alfred de Musset, 2009)

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En effet, qu'y-a-t'il de meilleur que de descendre sur ce port du bout du monde, de s'asseoir à la terrasse d'une cantine, de boire un "elliniko mètrio" et de se prendre pour Nikos Aliagas Kazantzakis rêvant à de lointains horizons en voyant partir les bateaux toutes fumées au vent...
Qu'y-a-t'il de meilleur que le zorbaïsme en ce monde, cette philosophie qui consiste à profiter de l'instant présent, de chaque plaisir, succomber à chaque désir, se délivrer de tout, ne plus avoir de contraintes, penser le monde à sa manière, et en celà faire une vérité les quelques mots gravés à jamais sur la tombe du maître crétois: je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre...
Qu'y-a-t'il de meilleur que de voir tous ces bateaux, certains ultra modernes, d'autres tels de vieux rafiots ayant traversés tous les âges et ayant peut-être croisé quelque phénicien...Ces bateaux qui invitent au voyage et qui ayant engouffré des milliers de touristes durant la saison se trouvent maintenant chargés d'îliens rentrant chez eux, tout autant que de camions exotiques portant des noms de saints et tirant derrière eux les productions du continent, après avoir déchargé ce que chaque île a de meilleur à offrir en retour, que ce soit du marbre de Paros ou bien de l'ouzo de Lesvos, et la liste n'est pas exhaustive...
Qu'y-a-t'il de meilleur que se trouver sur ces quais et se prendre à rêver en lisant ces noms d'îles droits sortis de l'Odyssée: Naxos, Chios, Kriti...Comment ne pas propulser son esprit dans chacune des cales de ces navires et se mettre à voyager au gré des vagues et des vents en direction de terres perdues mais tellement attirantes, un peu comme si nous étions tous des Ulysse subjugués par le chant des sirènes...
Qu'y-a-t'il de meilleur que passer de longues heures, installé sous la tonnelle envahie de vigne vierge de la cantine, ayant dans les narines un mélange d'air iodé et de souvlakia grillant sur le barbecue de la maison, et ayant comme bruit de fond les discussions parfois animés de toutes ces personnes attendant l'heure de leur départ vers d'autres fortunes...
Qu'y-a-t'il de meilleur que ce port du bout du monde dans la cour duquel s'amusent et dansent les enfants du Pirée au son du santouri de Zorba!
Que n'aurais-je donné aujourd'hui pour voir une bourrasque entrer dans la cantine et dans ma vie, une bourrasque à laquelle j'aurais demandé de m'apprendre à danser...
Quand tout ne tient qu'à un fil...

Δεν ελπίζω τίποτα, δεν φοβάμαι τίποτα, είμαι ελεύθερος...

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Ayant toujours l'âme à parcourir inlassablement les rues d'Athènes à la découverte d'une autre image de la ville , je me suis mis en route aujourd'hui et ai arpenté maintes et maintes rues jusqu'à ce que mort de fatigue je me trouve face à la grille d'entrée du cimetière. Ah ben, çà tombe bien, me dis-je! Allons voir dedans ce qu'il y a dedans...
Disons que ce cimetière (nékrotaphio) est le premier de la ville, c'est-à-dire qu'il y en a un deuxième, beaucoup plus récent. Ce cimetière donc fut créé en 1837 par le roi Othon (en emporte le vent). Il recèle de vrais trésors d'art funéraire et c'est peu de le dire, j'ai pû le constater en trois heures de temps durant lesquelles j'ai quasiment visité toutes les allées. Drôle de balade me direz-vous! C'est clair qu'il y a certainement mieux à faire lorsque l'on visite Athènes mais bon, si c'est pour vous causer des sempiternels monuments historiques, d'autres le font déjà...
Passons donc à présent sur le passé! Ce passé commence par l'ossuaire se trouvant de suite sur la droite en entrant, un ossuaire immense dans lequel se trouvent des racks sur lesquels sont entreposées des boîtes métalliques renfermant les restes mortels, à savoir les os. Des candili brûlent de toutes parts et une agréable odeur d'encens parcours les alentours proches. Là, sous le péristyle, étaient attablés quatre bonshommes certainement employés de la maison, qui tapaient le carton autour d'un café. C'est dire si l'ambiance est relax!
Continuant la visite je tombe (!) sur les premières stèles qui sont celles des archevêques d'Athènes. Viennent ensuite celles du président Papandréou, de Mélina Mercouri, de la famille Bénaki, de la famille Avéroff, bref autant de gens célébres dans le monde, tout autant que dans la vie Athénienne.
Et puis, partant de cet endroit qui est organisé comme une place débutent plusieurs allées qui essaiment dans le cimetière. Quand on pense à un tel lieu l'on s'imagine toujours quelque chose de triste, de froid, bref pas vraiment une promenade de santé, où alors sur le déclin...Et bien sachez que ce cimetière-là est tout le contraire, il est arboré de multiples essences plus que centenaires, il est très bien entretenu, il est très ensoleillé et ma foi, il donne la joie de vivre! Les tombes sont parfois simples, parfois de style naïf, parfois carrément c'est une débauche de sculptures plus monumentales les unes que les autres. Et dans le genre monumental il y a celle de Schliemann, vous savez celui qui a découvert la règle de trois... Et elle est tellement monumentale sa tombe que...je ne l'ai pas vue! Ou alors je suis passé devant et étais trop occupé à ne pas vouloir écraser les p'tites bêtes parterre (allez les vers!) que je l'ai ratée...
J'ai parcouru ce cimetière de long en large, je suis passé, repassé, n'ai pas trépassé et me suis dit qu'à habiter quelque part à long terme, cet endroit ferait fort bien l'affaire. Mais bon, j'ai encore le temps! Plus je vivrai longtemps et moins çà me fera de temps à être mort...
Voilà, cette balade arrive à sa fin. Mais avant çà, que je vous parle un peu des "cantines": il y a à la sortie du cimetière, face à l'ossuaire une grande salle avec des tables et des fauteuils, sur les tables lorsque je suis passé se trouvaient des assiettes, des verres, bref, qu'est-ce donc? La réponse me fût donnée par un monsieur se trouvant là, il s'agit tout simplement d'une salle destinée à accueillir les familles suite aux obsèques d'un proche, il y a là de quoi manger et boire, bref de quoi passer un moment ensemble quand la faim est proche!
A propos des ces "cantines" il y en a à d'autres sur la place à l'extérieur du cimetière, il y également une pâtisserie qui expose en vitrine différentes sortes de "kollivès", vous savez ces gâteaux que l'on met en offrande pour les disparus...
Pour terminer j'ai pris la rue direction Athènes et suis passé devant des ateliers de marbriers. Je me suis attardé quelques minutes devant l'un d'eux où un ouvrier était en train de sculpter un buste, certainement un descendant de Phydias vu le super boulot qu'il faisait. Voyant que je le regardais exécuter son oeuvre celui-ci me demanda si c'était pour une tombe. Que dalle!!!......
La tombe du président Papandréou:

Celle de Mélina Mercouri:

Celle de Kolokotronis (héros de l'indépendance grecque):

Une belle tombe:

Une vue du cimetière:

De l'art...:

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C'est aujourd'hui dimâââââânche...
Temps ensoleillé, un peu de vent, idéal pour aller faire la "volta". Direction le centre ville, plus précisément Syntagma qui est mon lieu de prédilection, j'aime bien cette place et m'y asseoir de temps à autres...
Sur le coup des 11 heures a eu lieu l'inévitable relève de la garde avec la non moins inévitable cohue des touristes, le tout accentué par les mouvements de foule dictés par les ordres et contre ordres de la police qui ne sait plus où donner de la tête dans ces moments-là, à mon avis. Ah, au passage, le chien était encore et toujours en tête de peloton...
La relève terminée je m'aperçois, tout au moins entends de la musique militaire provenant du bas de la place. Curieux je m'approche et vois effectivement une fanfare suivie de portes drapeaux et de personnes vêtues du costume traditionnel de l'Attique. Mais qu'est-ce encore que celà? Je m'enquiers d'une réponse à un policier qui me répond que c'est la fête de Sainte Irène, d'où un hommage de la part des corps d'armées, des pompiers, des associations locales et des politiques. Je retourne donc sur le parvis et là nous avons droit à un défilé de personnalités qui viennent déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu. Quand je dis "personnalités" c'est de hauts pontes de l'armée dont il s'agit, ainsi que de hauts fonctionnaires et responsables politiques, le gratin quoi! Et vu que les élections approchent il est de rigueur de se faire voir, de tenir de beaux discours et d'essayer de bien endormir la populasse. Je pense que Sainte Irène à elle seule aura bien du mal à faire quelque chose pour eux et qu'ils devraient plutôt demander l'intercession du panthéon au grand complet!
Voilà donc à quoi j'ai assisté ce matin, çà valait le coup d'oeil quand même...
Pour terminer tranquillement la journée je suis descendu sur Monastiraki faire un tour au marché aux puces (bizzarement il n'y a pas de chiens!) histoire de voir quelles vieilleries s'y trouvent. J'en connais qui trouveraient leur bonheur dans tout ce fatras d'objets remontant pour certains à Périclès et à qui il faudrait un 38T pour tout ramener en France...
Quelques photos insolites:
J'ai retrouvé le petit chaperon rose...

...et le grand méchant look!!!

The Irini's Folk Band

Quand on vous dit que le consommateur est pris pour un pigeon...

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Oui les amis, il y a de quoi se noyer avec la bureaucratie grecque! Ils ont peut-être inventé la démocratie nos aïeux, mais ils n'ont pas inventé le "vite fait bien fait"...
Et vous savez quoi? Je ne me suis pas fait avoir et ai trouvé la parade pour obtenir en une heure mon numéro ΑΦΜ (AFIMI) ainsi que l'ouverture d'un compte en banque. Comment? Eh bien en faisant le benêt qui ne comprend rien et qui commence à sérieusement gonfler son interlocutrice, qui garde son sang-froid et finit par se résigner à exécuter la démarche pour laquelle on est venu.
Alors, dans les faits:
-Premièrement il me fallait obtenir ce fameux numéro Afimi qui est à la base de tout si l'on veut prendre un forfait téléphonique, ouvrir un compte pour l'eau ou l'électricité, acheter une auto, une maison, etc... J'ai donc consulté le site grec du Ministère de l'Economie pour connaître le bureau Δ.Ο.Υ dont je suis dépendant. Après avoir bien cherché, j'ai trouvé que le bureau le plus proche était celui de la rue Larissis, sur Kifissias. Je me suis donc mis en route, c'est à un quart d'heure de marche... Une fois sur place, je me présente à un guichet, explique ce que je veux, on me demande mon adresse et comme c'était trop beau pour être simple on me dit que je dépend du bureau de Psychiko car ma rue est à cheval sur trois circonscriptions. Bon, je ne me démonte pas et repars à pieds vers ce bureau... Là-bas je me représente donc et fais part du but de ma visite à cette charmante Chara qui n'est pas loin de prendre une retraite bien méritée. Pas une pas deux, elle me tend le formulaire M1 (aaaah le fameux formulaire M1!), me donne un stylo et me dit tout de go de remplir. J'exécute, enfin j'essaie, je ré-essaie, je demande un autre formulaire car j'ai inversé quelques cases, bref, çà commence à devenir folklo avec en plus de çà d'autres personnes qui attendent derrière moi! Chara me demande ma carte d'identité, mon extrait de naissance qu'elle lit sans comprendre ce qu'elle lit, elle me demande une facture du domicile que je n'ai pas (d'ailleurs je fais semblant de ne pas comprendre ce qu'elle me demande!), bref elle commence à s'impatienter et moi aussi... Là où je l'ai rendue dingue c'est lorsqu'elle m'a demandé d'aller à l'extérieur faire une photocopie de ma CNI, j'ai tellement joué celui qui ne pigeait que dalle qu'elle m'a repris la carte des mains et est allée elle-même faire une copie au photocopieur de son bureau qui se trouvait à.........deux mètres!!! Allons donc...
Une fois tous les éléments (enfin la moitié) elle s'est mise à tout saisir par informatique, tout allait bien jusqu'à ce qu'elle doive entrer le numéro de ma CNI dans une case prévue à cet effet. Bon, et alors me direz-vous? Alors, eh bien il n'y avait pas assez de place pour mettre ce numéro en entier! Ohhhh pauvre, il n'en fallait pas plus pour l'achever.... Elle a pris son téléphone, a passé pleins d'appels et d'un coup sont arrivées trois personnes qui...ben n'en savait pas plus quand à la résolution de ce problème! Et là où le génie grec a frappé une fois de plus, c'est lorsqu'une personne (certainement un chef puisqu'il avait un méga frappé!) a suggéré l'idée de délivrer l'attestation Afimi et de rajouter à la main le numéro intégral de ma CNI. Brillante idée n'est-ce-pas??? Mais attention, Chara a quand même mis trois tampons pour couvrir ce qu'elle avait manuscrit... Du coup mon attestation est comme nulle autre très certainement, j'ai un Afimi collector quoi!
Tout ceci terminé je suis reparti non sans avoir exprimé avant toute ma gratitude à cette chère Chara qui à présent doit prier pour ne plus avoir de français à son guichet! Et si vous aviez vu le sourire qu'elle m'a fait lorsque je lui ai dit au revoir, c'en disait long, tout aussi long que la file qui attendait derrière moi...
Et puis, deuxièmement donc, il me fallait aller avec l'Afimi dans une banque pour pouvoir ouvrir un compte. La première sur la route a été la bonne: l'Ethnikis Trapèza tis Ellados. Rien que çà! Et là, ben j'ai encore usé d'une certaine dose de niaiserie en faisant croire à la guichetière que je ne comprenais rien, ou tout au moins pas grand chose à ce qu'elle me demandait. En fait il y a bien des temes que je ne comprenais pas mais bon, je saisissais très bien la généralité de la chose. Donc finalement j'ai pû ouvir un compte avec des propos pour une moitié en anglais, un tiers en grec et un tiers en français! Et hop l'affaire est dans le sac, maintenant j'attends de recevoir ma carte de retrait ainsi que mon contrat via la poste. Euuuh, bon, j'ai quand même signé des tas de papiers que je n'ai pas lus, que je n'ai même pas essayé de lire d'ailleurs, et si çà se trouve j'ai signé pour aller garder les chèvres à Délos ou bien faire le gogo dancer à Mykonos l'été prochain sur Beach Paradise....
Donc, voilà! Moralité de la chose: avoir l'air con vaut mieux que n'avoir l'air de rien...
Quelques photos pour agrémenter cette nouvelle journée
Une bande de "jeun's" attendant que le bonhomme soit vert...

Une bande de "vieux" qui eux ne sont plus très verts...

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Aujourd'hui temps couvert mais avec quelques éclaircies, température correcte donc pédibus direction Plaka.
Autant Monastiraki était noir de monde, autant Plaka et Kapnikaréa étaient déserts, tout au moins sur le coup des onze heures... Qu'il est agréable de se promener sans être interpellé sans cesse par les rabateurs de tavernes (come on my friend...bitte...french?...not expensive) ou bien noyé dans une foule de laquelle éructent les allemands (arrrrrhhhh!!!), chantent les italiens (Madonna sââââânta com'é beeeeeeeeella!!!) et cliquent les japonais (cheeeese!!!).
Oui, Plaka dans le calme est quelque chose de vraiment magnifique, les seuls bruits sont ceux des enfants à l'école, des canaris qui profitent des derniers beaux jours et des radios dans les tavernes encore ouvertes qui diffusent des chansons grecques comme je les aime et qui ne sont partagées qu'avec les habitants du coin venus pour la pause café...
Plaka l'été terminé redevient un village et c'est que vraiment l'on se croirait dans un village perdu, les bruits de la ville n'arrivant même pas jusqu'ici, c'est dire la quiétude des lieux...
Ma petite escapade terminée je suis redescendu vers le quartier plus animé de Monastiraki, me suis assis sur un muret au pied de l'ancienne mosquée, un koulouri thessalonikis à la main et puis j'ai regardé passer les gens, j'ai assisté à un défilé quoi! Que dis-je, un festival!
Il faut voir l'allure de certains: çà va du costard-cravatte un frappé à la main, au punk crête verte et Amstel méga modèle à la bouche, en passant par le pseudo anar porte 7 (les footeux comprendront!) qui crache à tout va, et je ne parle pas des mutilés qui poussent leur fauteuil roulant (encore un miracle grec!) ou bien des touristes qui te prennent pour un autochtone et qui te demandent mille directions, la prochaine fois je me fais payer, promis!!!
Et puis il y a le reste de la foule, cette foule qui se fait tantôt avaler, tantôt refouler par la bouche du métro qui, soit-dit en passant est d'une propreté impressionnante, pas un papier au sol, pas un tag, rien......absolument rien qui ferait tâche, et ce dans toutes les stations que j'ai été amené à traverser. Il faut dire qu'une myriade de personnels du service de propreté de la ville arpente les rues en traque du moindre déchet jonchant le sol, j'ai d'ailleurs remarqué que beaucoup de femmes occupent cet emploi (message perso: Chérie, tu sais dans quoi tu vas bosser en Grèce ??!!!).
Ouais, il y a donc cette foule de personnes qui vont et viennent, qui rendent Athènes vivante quoi...
Aaah, j'allais oublier les chiens! Eh bien figurez-vous qu'Athènes est la seule ville que je connaisse où l'on puisse se permettre de marcher en regardant le ciel sans crainte de marcher dans une crotte! Il est étonnant de constater que toutes déjections canines sont absentes des traditionnels coins de rues etc, il faut dire que je n'ai vu que peu de personnes promenant des chiens... Par contre il y a quelque chiens errants, c'est un fait. Errants mais pas abandonnés! En effet j'ai constaté que tous ces chiens ont un collier du même modèle avec une petite plaque style porte-clés, qu'il est écrit quelque chose dessus, je ne sais quoi, et de plus que se trouve toujours à proximité de leur coin d'errance une gamelle avec de l'eau et de la pâté; il y a donc bien quelqu'un qui s'occupe de ces chiens et je trouve celà vraiment au top. D'ailleurs, pour ceux et celles qui auraient déjà assisté à la relève de la garde nationale le dimanche à Syntagma, eh bien le chien errant qui est en tête du peloton est toujours là fidèle au poste de dimanches en dimanches, d'années en années! Une vie de chien quoi...
Pour finir tranquillou la journée je suis resté un bon moment assis sur un des bancs qui bordent le bas de la place Syntagma, comme çà sans rien faire, juste manger des pistaches...
Non loin de moi se trouvait une dame qui vendait des tickets de loterie, elle s'époumonait à crier afin de vendre les derniers lui restant et vous savez quoi, elle a saoûlé toutes les personnes se trouvant assises à cinquante mètres à la ronde!
-"Ta téleftéa lakia paidia siiiiiiimera sto laiiiiiiiko!!!!" Nous avons eu droit à la rengaine des centaines de fois, toutes les deux secondes elle criait la même chose telle un grammophone sur le point de rendre l'âme! Mais le plus rigolo, c'est que çà a tellement gonflé un papou en particulier qu'il s'est levé, lui a donné des sous et sans autre forme de procès s'est emparé d'un coup de tous les tickets se trouvant sur le chevalet! D'un coup............silence!
Fin de l'épisode.
Plaka...

Pla-cats...

Les nouvelles? -Cà va, elles sont fraîches comme le frappé...

Le musée des arts populaires oui, mais de quel pays.......

Encore un qui n'a pas entendu parler des carnets de route en Crète!!!

0,70€ le kilo, qui dit mieux? Et, je vous prie de croire qu'il est bon...

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